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Au pays de Candy [entries|archive|friends|userinfo]
sista_r

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(no subject) [Nov. 17th, 2009|02:37 pm]
[mood | la la la la]
[music |"be my be my baby! Be my baby now! "]

Lundi 9 novembre, la dent de Sarah se décidait à tournicoter dans tous les sens. Elle accepté que je finisse de la dévisser et la lui donne, triomphale:"Tu vois je t'avais dit que ça ne te ferait pas mal!" pendant que l'Homme effrayé s'écriait "Haa! Il y a plein de sang!"...

Comme un succès n'arrive jamais seul, Sarah demandait chaque jour d'une voix timide à la petite peste de Lucie de lui rendre le calot et la gamine s'énervait, traitant sa demande par le mépris "tu me l'a déjà dit, tu m'embêtes avec tes histoires!" Et tout cela promettait de n'avoir pas de fin, quand je décidais de prendre le taureau par les cornes, d'emmener Sarah consulter sa maîtresse et je les laissait seules discuter.

Le lendemain la maîtresse attrapa les deux demoiselles, les mit l'une face à l'autre et leur intima de régler leur affaires. Ce qu'elles firent. Sarah ne récupéra pas le calot (Lucie ne l'avait pas emmené), mais obtint à la place trois jolies billes-pétrole. (Si l'on calcule bien, un calot contre huit billes, le calot et deux petites billes volées, deux petites billes rendues, puis trois, finalement, elle n'est perdante que de ... 5 billes!). Sarah, très heureuse d'avoir pu prouver à Lucie qu'on ne la lui faisait pas et qu'elle était assez opiniâtre (avec notre aide!) pour ne jamais lâcher prise, nous fêtames l'évènement par un énorme gâteau au chocolat fait par mes soins. (tiens d'ailleurs j'ai oublié de racheter des oeufs. Mince!)

Rebecca fêtera ses 5 ans demain, ils seront 8 enfants et j'ai réservé une table au mac Do (j'ai découvert une manière facile, pas chère du tout et sans dépense d'énergie pour lui faire passer un anniversaire génial sans me fatiguer, le pied!!!!) Moi qui dépense toujours une fortune pour déguiser l'appartement et rendre tous les enfants choyés, heureux et collants de sucre, qui termine la journée sur les rotules, dans un appartement en pagaille, je suis aux anges et si je ne craignais les foudres de mon écolo de mari, je chanterai les louanges de Ronald!

L'Homme s'achète une moto ce mois-ci. Je suis contre bien sûr. D'autant qu'il s'agit d'une grosse cylindrée avec laquelle il pourra facilement se disloquer. Naturellement il est libre de faire ce qu'il veut. Pourquoi ai-je accepter de mettre mon nom au bas de la demande de crédit? Peut-être tout simplement parce que ça lui fait tellement plaisir. C'est agréable la compagnie d'un homme heureux et reconnaissant. Alors j'essaie de ne pas trop penser à tous les AVP qui fleurissent en ce moment.

Note pour plus tard: devenir pompier dés l'accouchement et infirmière-pompier dés que possible.

En ce moment, sur décision masculine hautement approuvée par moi, nous sommes en sevrage télévisuel. Nous avons remisé la télé dans le couloir extérieur de l'appartement. Les enfants sont toutes chamboulées, nous trouvions qu'elles avaient la gachette facile avec la télécommande et que le réflexe "dessin animé" tenait plus de l'addiction que du plaisir.
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Rackettées [Nov. 8th, 2009|02:07 pm]
[Current Location |chez moi]
[mood | énervée]
[music |"l'envie d'aimer"]

Voici une histoire qui me révolte. Une enfant douce et belle comme le jour appelée Sarah avait des billes. Elle aimait beaucoup les échanger avec ses amies. Elle rêvait de posséder un calot et sa mère avait refusé car elle venait de faire le plein de billes qu'elle distribuait au compte-gouttes. Sarah revint de l'école avec un calot oeil-de-chat, très ordinaire.
-Oh tu as eu un calot! dit sa mère, comment as-tu fait?
-Ben je l'ai échangé.
contre combien de billes?
-huit!
La mère expliqua à l'enfant qu'un calot ne valait que trois billes normales, ou bien deux belles billes. Ce n'était pas grave, il fallait juste tirer des enseignements et c'est d'ailleurs pour ça que la mère trouvait les billes très éducatives.

Le lendemain, le papa vida les poches des manteaux pour faire du rangement, et trouva la trousse de billes de Sarah, vide...
-Où sont tes billes Sarah?
L'enfant baissa la tête tristement. Le père insista:
-Et ton calot il est où?
L'enfant, devant l'insistance des deux parents finit par avouer:"Ben Lucie, celle qui m'avait échanger mes billes contre le calot, elle a repris le calot et mes deux dernières billes dans ma trousse et elle a dit que les huit autres billes je lui avait donné." Son menton tremblait et deux grosses larmes de déception perlaient à ses paupières.


Autre histoire:
Une magnifique enfant, douce, vive et gaie, Rebecca, avait envie de billes. Sa maman lui en donna trois et l'enfant partit fièrement à l'école. En récréation un grand lui dit "passe-moi une bille pour que je joue" et l'innocente enfant lui offrit généreusement sa plus belle bille et le regarda jouer. Le grand cessa de se préoccuper de la gamine, il joua et partit rapidement, ignorant l'enfant qui réclamait son bien.

Ce genre d'histoire me donne enve d'aller attraper la petite garce qui s'est fichue de ma petite chérie et de la secouer par les pieds pour qu'elle répare, de traîner par le col l'abruti qui a abusé d'une enfant plus petite. C'est pas trop dur de voler des billes a une gamine de 5 ans, ça va? L'Homme a dit qu'il faut que Sarah apprenne à gérer cette affaire seule, et Rebecca aussi. il paraît qi'elles font du karaté pour savoir se défendre et ne pas se laisser faire. Je leur ai promis un gros gâteau dés qu'elles auront résolu ces affaires de vol et même de racket.
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deux mois... [Oct. 30th, 2009|10:11 pm]
[mood | blah]
[music |SAV des émissions]

Ca fait plus de deux mois que je n'ai pas écrit sur mon blog. Ma vie a échappé à mon contrôle et il m'a fallu quelque semaines pour m'adapter. Je vous informe que je sais depuis environ le 15 septembre, que je suis enceinte. J'étais ennceinte depuis plus de 8 semaines quand je l'ai su. Cela m'a surprise. J'ai dû me faire à l'idée que mes performances sportives diminuaient, que j'étais plus lente et essouflée, anémiée et que ce n'était pas prêt de s'arranger.

J'ai mis du temps à prévenir les uns et les autres car ce n'est jamais quelque chose que j'aprécie que d'annoncer que je me déformer, me changer en grosse, comme au temps honni de mon adolescence, retrouver cette sensation gauche de laideur telle qu'elle me fait demander dans quelle mesure j'ai le droit d'être, vu que je participe à la pollution visuelle de cette planète.

Une seule certitude: ce bébé sera le dernier, un enfant à choyer, à aimer, qui n'a pas choisi d'avoir une mère  complexée  et donc une fois qu'il sera là, promis, je ne plaindrai pas de moi, je mettrai tous mes efforts à retrouver forme humaine.

Bon vous saurez que le troisième plus bel enfant au monde naîtra aux alentours du 29 avril 2010.

Et maintenant place aux aînées:

Quand Becky est câline et qu'elle s'asseoit en s'allongeant sur moi elle me dit "Maman, sois mon assoirier!" et quand elle s'allonge sur moi "là tu es mon allongier!"

Conversation de septembre:
Moi:"Et si on avait un autre bébé vous seriez contentes?"
Becky, les yeux tueurs:" Si t'avais un autre bébé je le jetterai à la poubelle".

Ensuite après la promesse qu'elle deviendrait une grande soeur et qu'elle aurait le droit de le porter, elle est devenue enchantée et hardie défenderesse du futur bébé. Elle prie tous les soirs pour que ce soit une fille et qu'on continue à battre son Papa à la bagarre sympathique filles contre gars!

Pour Sarah... "Mais pourquoi t'as voulu un autre bébé? Tu aurais dû me demander avant! Je t'aurais dit que je n'en voulais pas!"
Moi:"Mais pourquoi?"
Sarah:" Bon d'accord c'est mignon mais ça sent mauvais! Et puis il déchirera mes dessins, il cassera mes jouets, il mettra le bazar dans ma chambre, je te préviens Maman, il n'aura pas le droit d'entrer dans notre chambre!"

et j'en passe et des meilleures... Bon l'ambiance s'améliore proportionnellement à l'accroissement de ma masse corporelle. On verra bien la suite!
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Sans les enfants [Aug. 12th, 2009|08:32 pm]
[Current Location |chez moi]
[music |"let's talk about sex" Salt N' Peppa]

Sans les enfants, sans mari, il faut bien que je meuble ma vie pour qu'elle ressemble à quelque chose de construit. A 29 ans, mon existence ne doit pas tourner uniquement autour des "autres", ces tendres et chers autres que j'ai choisi et aimé pour partager nos existences. En effet, si je n'existe pas seule, si je ne suis pas heureuse déjà seule, alors qu'est-ce que je leur apporte à mes autres? Suis-je avec eux parce que j'ai désespérément besoin de leurs regards pour exister à mes yeux? Mais alors je ne serais là que pour me repaître de leur énergie.
Non, je suis vivante aussi par moi-même. Et je passe ma vie par d'intensifs moments de sport et la souffrance qui en résulte s'approche tout près du plaisir. Quelle jouissance d'aller au bout de soi, de se dépasser, de travailler ce matériau unique et fascinant qu'est son propre corps.
Je redécouvre les livres qui furent mes fidèles compagnons pendant mes années d'adolescence, et je renoue avec les plaisirs de célibataire... Je sors avec des copines et bénéficie d'une régression décontractante, en minijupe, escarpins haut perchés et décolleté prometteur nous restons groupées, nous contentant des regards du sexe fort pour nous assurer que l'absence de nos hommes n'ôte rien à notre sex-appeal.
Et puis j'ai profité de l'absence des enfants pour aller rejoindre l'Homme, j'ai embarqué deux copines à moi et nous sommes allées voir nos chéris à Paris. Je ne vous dirai rien des délices de ce week-end donc le souvenir brûlant alimentera pour chacun de nous les trois semaines restantes de son déplacement. Je me suis rendue compte que lorsque la perspective d'une ouverture de porte inopinée est inexistante, tout est différent...

Anyways, les enfants ont eu des passages à vide cette semaine, Becky à donné du fil à retordre à Nanette, mais je lui ai donné les moyens de pression que j'utilise avec elle et qui fonctionnent... Ca commence à porter ses fruits. Depuis j'ai eu Becky au téléphone, elle m'a dit "Tu sais Maman, c'est dur d'être tout le temps gentil avec les autres!". C'est tellement vrai! Mes chers enfants...
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Encore une fois! [Aug. 1st, 2009|03:06 pm]
[music |Zouglou dance de Magic System]


Encore une fois la grosse cantine bleue a quitté le couloir et dans son ventre des uniformes bleus marines, bleu ciel, kaki, quelques photos dans le fond du képi, la vie de l'Homme en quelques sacs, l'Homme est reparti pour cinq semaines.

Les filles avaient la chance fabuleuse de partir en vacances à la montagne avec leur parrain et marraine, pour la première fois de leur vie. Je n'ai pas eu le coeur de les en priver pour le plaisir de passer du temps avec elle et pourtant j'avais une semaine de repos pendant leurs vacances... J'ai donc retroussé mes manches et décidé de revenir travailler sur mes repos pour tromper l'ennui.

Je m'aperçois que c'est la première fois de ma vie que je suis entièrement seule. Seule avec moi-même. Je ne m'y suis pas totalement préparée. Ma vie d'aïnée de famille nombreuse, puis de pensionnaire d'un internat mouvementé, puis de jeune mariée et de jeune mère ne m'a pas préparé à l'introspection. Il y a un certain plaisir presqu' acide à être seule, pour peu qu'on ne sombre pas dans le vertige que cette idée procure.

Le travail et le sport seront mon réconfort et sur le temps qu'il me restera je pratiquerait une forme de méditation spirituelle. Faut-il combler la solitude ou l'accepter et la vivre en profondeur...

"J'attendrais, le jour et la nuit, j'attendrais toujours, ton retour, le temps va et vient en battant tristement dans mon coeur si lourd..."

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Fin des vacances! [Jul. 17th, 2009|06:20 pm]

Ma vie a été si remplis ces derniers temps que je suis un peu en retard dans sa mise à jour... Alors quand l'Homme est rentré de Corse nous sommes partis dans le Sud-Ouest déposer les filles chez ma cousine Isa qui a une petite Valentine, adorable. Imaginez un petit nez pointu dessous deux grands yeux noirs très observateurs, une bouche finement dessinée, toute en sourires et des bouclettes blondes toutes fines... Les filles se sont bien entendues et ont noué une relation de cousinade que je tâcherai de consolider.

Pendant ce temps-là, l'Homme et moi coulions des jours paisibles à Tunis, nous voyions Matthieu, mon frère, tous les jours, nous avons découvert son environnement et bénéficié de son expérience. Il parle couramment l'Arabe de Tunisie et m'avait donné quelques mots à baragouiner pour faire plaisir aux Tunisois. Il y a à Tunis ou plutôt à côté, les parents de Rina, ma belle-soeur. Comme c'est la famille par alliance j'ai osé passé un coup de fil pour annoncer ma présence et nous avons chaleureusement été invité à dîner par cette famille très accueillante.

Tunis m'a beaucoup plu. Même si je suis bien contente d'être Occidentale... J'ai beaucoup apprécié cette escapade dont je ne dirai rien de trop personnel puisque ce sont des souvenirs d'amoureux et non familiaux... Cela a donné à L'Homme l'envie de recommencer.

Pour clôturer ces vacances nous avons passé quelques jours à quatre chez ... ma cousine Isa... Oui j'abuse vous me direz. C'est vrai. J'ai abusé de son hospitalité avec grand plaisir tellement c'est agréable d'être en famille. Je crois que je ne m'en lasserai jamais. Le plaisir d'être avec des humains qui partagent la même culture, la même appartenance à un groupe restreint, une histoire très commune, les mêmes interdits, les mêmes raisons de rire et de se fâcher... C'est très contraignant si ce sont des gens antipathiques, mais quand on s'aime ce n'est que du bonheur.

J'ai pu m'imprégner encore de l'atmosphère délicieuse qui règne chez ma grand'mère, que j'ai trop peu vue à mon goût. Elle habite au bord du Dropt et nous avons eu le droit de sortir sa barque, c'est l'Homme qui s'en est chargé, Matt était là, on a emmené tout le monde faire un tour sur le Dropt! C'était divin, même Mamie est montée dedans, dirigée par l'Homme, c'était la première fois que je la voyais sur le Dropt!
Là-bas... le temps se ralentit, les champs reposent le regard, on joue à "un, deux, trois, soleil!" avec les enfants, à cache-cache dans la forêt de bambous, la cabane que j'y ai construit avec mon cousin et ma soeur il y a trois ans, elle tient toujours debout! Il y a les poulets, c'est reposant, rassurant...

Paroles d'enfants:

Rebecca se laisse tomber lourdement sur son lit en arrière dans un cri de douleur en se tenant le bras, elle dit "Aaaaaaaaaaah! Je m'es torché le bras!"
Sarah la reprend "tu t'es é-torché le bras!"
Moi:" non elle s'est écorchée!"

Rebecca prend un otoscope en plastique (appareil par lequel le doc regarde dans l'oreille) "Maman! J'ai une otite du bras!"

Sarah s'écorche à un rosier, paniquée elle me demande "Maman, t'es sûre que je suis vaccinée contre le tétanus?"
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Facebook ramollit le cerveau! [Jun. 3rd, 2009|09:00 pm]
[Current Location |au beau milieu de ma semaine de repos!]
[mood | joyeuse]
[music |le distributeur automatique de nourriture des poissons]

Depuis que je suis sur facebook, c'est tellement simple de mettre ma vie à jour que ça ùe décourage de poster sur mon blog. Pourtant je ne peux pas tout dire sur facebook, c'est très indiscret facebook! Au moins l'adresse de mon blog est introuvable à qui je ne veux pas la divulguer!

Alors alors, bon vous savez que l'Homme est en Corse, qu'il revient au mois de juillet pour repartir tout le mois d'août et plus (6 semaines) à Paris, ça m'énerve!!!!! Dirait Helmut Fritz et je partage son sentiment d'exaspération.

Mes enfants ont un planning chargé pour août vu qu'elles partent en vacances 2 semaines dans les Pyrennées-orientales,  une semaine en Normandie à la suite, c'est-à-dire 3 semaines d'absence de moi, leur maman chérie. Si ces trois semaines se passent bien elles sont mûres pour deux semaines de colo l'an prochain. En juillet elles passent une semaine chez Isa et David pendant que l'Homme et moi allons lâchement nous offrir un voyage en amoureux en Tunisie. J'ai honte. Ai-je honte? Oui, un peu!

D'ailleurs en prévision de notre décès simultané dans un avion j'ai pris rendez-vous chez le notaire pour déléguer l'autorité parentale à Stéphane et Nanette, mes cousins et leurs parrains et marraines... Allez-y, dites que je suis cinglée, ce n'est pas ce que diraient les orphelins de l'Airbus disparu. Ca faisait un moment que j'y pensais mais cet accident effroyable m'a convaincue de ne pas attendre plus longtemps.

Anyway le bac m'ampute de mes baby-sitter à un moment où j'en ai cruellement besoin et je procrastine, comme tous les ans, pour déclarer mes impôts, aaargh! Demain je le fais! Non mais c'est vraiment injuste que les hommes soient partis justement au moment de la déclaration d'impôts!

En ce moment il fait plus de 30 degrés à l'ombre, ça fait plus d'une semaine que je n'ai pas le courage de faire le ménage... Et que je trouve celui de courir tous les jours. Demain je vais peut-être m'y mettre...

Paroles d'enfants:

Rebecca: Maman tu sais je sais presque nager, déjà mes pieds ils flottent tout seuls!

J'explique aux enfants que nous avons une comtesse comme patiente. Sarah m'interroge "Mais maman, un comtesse c'est quoi, quelqu'un qui apprend à compter aux enfants?"

Rebecca; Maman je voudrais une glace avec un trône s'il-te-plaît!
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C'est quand le bonheur? C'est maintenant! [May. 19th, 2009|02:08 am]
[Current Location |je ne vous le dirait pas!]
[music |le bruit de la clim]


31 mars! 31 mars la dernière fois que j'ai posté! Je le crois pas!
Bon il s'est passé des tonnes de trucs dans ma vie, dans notre vie! En fait, au départ, j'attendais un changement professionnel pour l'écrire, et il s'est produit et je suis HYPER heureuse! Bon aux mois d'avril et mai j'ai travaillé 5 week-end de suite. Dur dur. Pas le temps de remettre mon blog à jour. J'ai fait du jour, de la nuit, un peu de tout. Et j'ai découvert le nouveau service qui venait au monde: les lits-portes, autrement appelé ZSTCD, Zone de Surveillance de Très Courte Durée. Ceservice est destiné à accueillir les patients hospitalisés pour moins de 72h en mooyenne. On y travaille en 12 heures, 8-20 quand on est de jour et 20-8 quand on est de nuit.

L'alternance jour-nuit est géniale! Il n'y a pas de clivage équipe de jour versus équipe de nuit, chacun vit les mêmes difficultés, le jour on apprend plein de choses, la nuit c'est plutôt cool mais éprouvant pour le physique, anyway, j'adore! Je n'ai que 8 patients à prendre en charge, donc on a le temps de les bichonner.

Et le planning! J'allais partir sans vous dire à quel point mon planning est génial! A part l'été évidemment puisqu'on s'auto-remplace, mais à part ça le planing est super, j'adore ce boulot, j'ai le sentiment d'avoir trouvé ma place sur terre!

L'Homme est parti en déplacement plusieurs fois, actuellement il est mission-maillot-de-bain en Corse. Je ne veux pas de photo étant donné que ici, il pleut sans discontinuer ce qui est très bon pour la pousse des légumes et très mauvais pour mon bronzage.

Nous avons fêté les 6 ans de Sarah, elle est toute en longueur, magnifique, raisonnable, intelligente, douée, une vraie merveille.
Rebecca, mon amour de petit ange bouclé fait trop la fofolle quand son papa est absent (Sarah aussi d'ailleurs) et vendredi dernier il y avait une fête et mes amies m'avaient propose gentiment de garder les filles pendant que j'allais à l'harmonie. Je revins de ma répèt à 22h30 pour trouver Sarah, debout sur une chaise, oscillant démeusurément de l'arrière-train et donnant le ton aux autres enfants autour d'elle qui la copiait. Elle chantait sur de la musique techno "Le lapin blanc il s'est brossé les dents, les éléphants ils ont le nez tout blanc, le dromadaire il a un gros derrière"etc, des paroles qu'elle inventait au fur et à mesure et un mélange de comptines aprises à l'école "Mange ta soupe! Mange ta soupe!" C'était tordant et toutes les adultes regardait ce spectacle et riant. Sarah bougeait comme une chanteuse de clips et j'ignorais où elle avait bien pu attraper ce honteux déhanché, elle glissait sur le sol , penchant la tête et mimant des paroles anglaises, montrait son public du doigt etc... Très impressionant. On me suggéra de lui faire faire de la danse moderne.

(je pense que je vais suivre cette suggestion parce qu'elle plaît à Sarah et puis au cours de danse classique il y a une horrible petite peste qui la frappe. Sarah rend les coups et ça ne suffit pas. Je lui ait demandé de frapper la gamine dans le nez pour la dissuader tout-à-fait, mais Sarah refuse. J'envisage donc de quitter le cours puisque la prof s'en fout et la mère de l'autre gamine aussi, je crois que je hais cette affreuse enfant et sa stupide génitrice).

Rebecca me dit qu'elle s'était cognée, ce qui fut confirmé par mes amies, elle avait voulu grimper sur une table et avait dérapé. Le lendemain matin sa lèvre supérieure était enflée, je l'examinai pour me rendre compte que le frein était rompu et la racine d'une de ses dents était visible par un trou dans la gencive. J'emmenais mes chéries aux urgences, c'était une copine qui nous reçues (je ne passais que 2h30 en tout aux urgences, ça a du bon d'être de la boutique!)  Et le stomato me dit qu'il faudrait l'opérer pour des raisons esthétiques quand elle sera plus grande. Je passe mon temps à lui demander de ne pas courir dans l'appartement, d'être plus douce etc...

Rebecca... Si joyeuse, si vive! Ca m'a fendu le coeur de voir que son intégrité physique a été atteinte. Elle a toujours la lèvre enflée la pauvrette.

Paroles d'enfants:

Je lève le rideau du velux pour que les filles se réveillent.
Moi: Coucou les minouches, c'est l'heure de se réveiller!
Rebecca toute endormie: Maman, est-ce qu'on a le droit de faire des prouts dans son lit?

J'explique aux filles que cet été Kevin et moi allons en Tunisie en voyage en amoureux, et qu'elles passeront une semaine avec leur cousine Valentine, chez tonton David et tatie Isa. Au début elles sont enchantées. Mais au bout d'un moment Sarah pleurnichouille:
Moi: qu'y a-t-il Sarah?
Sarah: Ben moi je voudrais qu'on échange, je voudrais que ce soit Rebecca et moi qui allions en Tunisie et papa et toi qui alliez chez tatie Isabelle!

Je raconte parfois aux enfants des histoires d'hôpital, en respectant bien sûr la confidentialité. Je leur ai dit qu'on avait eu une comtesse comme patiente.
Sarah:Mais maman une comtesse c'est quoi, une dame qui apprend aux enfants à compter?

Rebecca voudrait avoir "des beaux yeux ridés comme les Chinois!"
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Parler à ses enfants, un régal. [Mar. 31st, 2009|07:37 pm]
[Current Location |à fleur de peau]
[mood | lacrymale...]
[music |le tanguage des émotions]

Me souviendrais-je toujours de ce moment? Je l'ignore. Alors il faut que je l'écrive. Je suis en formation, je viens de terminer, sur "le soignant face à la mort". L'occasion d'en discuter avec les enfants à propos de nos chiens. Ce soir, Sarah s'est mise à sangloter "Tu m'avais dit ne lui donne pas à manger, c'est le tour de Rebecca, tu lui donneras demain, et demain il est mort et moi je voulais lui donner sa patée!"
J'ai reconnu le même déchirement des familles de patients décédés qui pleurent de s'être quittés un peu froidement sur une note discordante avec leur proche qui décède après leur départ. Quelle douleur dans les larmes de ma petite fille qui n'avait jamais re-parlé de cet évènement et que j'avais oublié... Nous avons pleuré ensemble
Moi:"qu'est-ce que tu voudrais lui dire à Vicky?"
Sarah: "Non je voudrais lui dire au cimetière, il est enterré où?
Moi, penaude:il a été brûlé...
Son regard s'agrandit d'horreur, la bouche en O... Et de pleurer de plus belle. Elle a besoin de voir un endroit. Je lui montrerai.
Moi:"Sarah, je sais que c'est dur pour toi de ne pas avoir pu donner à manger à Vicky la veille de sa mort mais si Vicky pouvait te répondre je suis sûre qu'il te dirait "Sarah je t'aime et je sais que tu m'aime et ce n'est pas grave qe tu ne m'aies pas donné à mangé le dernier jour parce que tu m'avais donné à manger le jour d'avant!" Et tu ne l'oublieras jamais Vicky, il sera toujours dans ton coeur."

Un sourire se dessine à travers le rideau de tristesse mouillée. On dirait que j'ai eu les mots qui lui convenaient.

Parler d'amour...
Moi:"Les filles, comment savez-vous que je vous aime?"
Rebecca:"Bah t'es notre maman donc les mamans ça aime leur enfant
Moi: Oui mais il y a des mamans qui maltraitent leurs enfants alors comment savez-vous que je vous aime?
Rebecca: Bah parce que tu nous aime!
Moi; d'accord. et toi sarah, comment sais-tu que je vous aime?
Sarah: ben parce que tu nous trouve toujours jolie et gentille et que tu nous abandonnerait jamais."

Bon. On dirait que je fais pas trop mal mon boulot niveau confiance en soi, confiance dans le monde.

La tendresse:
J'espère que je verrais toujours le joli minois de ma Rebecky quand je fais un gâteau, ou du pain et qu'elle m'attrape les mains goulûment en disant "Maman je peux manger tes doigts!"

Et m mignone Sarah qui dit "moi j'aime les tropifrolles les fropitrolles les tropi... j'arrive pas à le dire..."
Moi:"les profiterolles"
Rebecca:" Profi-trolls!"

Insolence;
Rebecca: qui peut me donner un couteau?
Moi: Toi, ils sont juste derrière toi.
Rebecca: Bah j'ai pas 26 mains!

J'aime la vie, j'aime la famille, j'aime mes enfants chéris.
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La ville nous tue [Mar. 17th, 2009|08:56 am]
[Current Location |mon petit lit douillet]
[mood | contemplative]
[music |Les bruits de la ville par la fenêtre]

Imaginez-vous que vous un samedi matin, vous travaillerez ce soir, il est 7h00 et dans la chambre d'à côté vous parvient le son inquiétant d'un enfant asthmatique qui ne parvient pas à respirer efficacement, son angoisse monte, l'enfant râle, gémit à chaque inspiration... C'est Rebecca. Je file chez le médecin puis à la pharmacie avec ma gamine toujours dyspnéique et angoissée, elle est mise bronchodilat' et corticoïdes et son état s'améliore partiellement. Mais partiellement, est-ce suffisant? Les sybillants persistent à l'inspiration, elle ne tousse plus, elle n'est plus en crise, mais sa respiration reste difficile. J'appelle le SAMU.
SAMU doc:"Bonjour madame on vient de m'exposer la situation"
Moi:"oui je voulais savoir, avec la dose de corticoïdes qu'elle a reçu et la ventoline elle ne devrait plus siffler normalement? Sa respiration reste très difficile"
SAMU doc:"on va venir la chercher, il vaut mieux qu'elle aille aux urgences, ne prenez pas de risque"
Moi:"Non je vais la transporter moi-même, je vais l'emmener aux urgences"
SAMU doc, inquiet:"Vous voulez la transporter? Mais est-elle transportable? Elle arrive encore à parler? Il vaut mieux qu'on vienne"
Moi:"Je suis infirmière, je pense pouvoir la transporter sans problème."
SAMU doc:"Très bien."

Du coup, il est déjà 11h30, vous savez bien à quoi va ressembler le service des urgences un samedi, donc vous prenez le temps d'administrer quelques pates trop cuites à votre progéniture affamée, quand à vous, vous êtes bien trop stressée pour penser à manger, l'Homme est en mission dans le coin mais pas du tout disponible, ce soir c'est une baby sitter qui gardera vos bébés, il faut qu'elle soit stabilisée.

Aux urgences la secrétaire (qui vous est inconnue vu que vous travaillez de nuit) vous reçoit sans sourire et ne vous laisse pas le temps de parler "on vous attendait"dit-elle et à votre grande surprise vous apercevez un fax du SAMU et vous lisez à l'envers "mère infirmière, transporte seule son enfant..." puis salle d'attente pendant de longues minutes, jusqu'à ce que vous apperceviez Alain, brancardier jour et nuit qui se débrouille pour vous faire passer devant tout le monde alors que vous n'avez rien demandé. Rebecca désature à 89%, normalement elle devrait être à 100%, ce chiffre est le témoin de sa capacité respiratoire, les personnes à 89% sont mises sous oxygène. Il se passera 2heures avant qu'un médecin ne passe. Rebecca aura un aérosol qui la stabilisera pour la soirée.

Depuis elle n'a pas récupéré une respiration normale. Elle est sous traitement de fond anti asthmatique.
Sarah a dû être emmenée d'urgences chez le médecin hier, elle nous fait une bronchite asthmatiforme carabinée, elle aussi sous ventoline et traitement de fond avec un toux terrible, un nez à vif à force de se moucher, des cernes, la pauvrette. Quand je pense qu'à Vergéal elles n'étaient jamais malades...

Ecole:
La maîtresse de Rebecca nous a dit qu'elle ne la supportait plus parce qu'elle est "dans la lune" et n'écoute pas ce qu'oj lui dit. En même temps pourquoi écouter quelqu'un d'inintéressant et de désagréable? Elle passe son temps à gronder ma petite fille en lui disant "Je ne te traiterai pas comme une princesse". Quand ma petite fille me répète ces paroles je lui réponds "c'est là où elle se trompe, tu es ma petite princesse à moi et ça elle ne le sait pas!" L'Homme a essayé de parler à cette femme autoritaire et du coup elle désinvesti complètement l'enfant. Vivement qu'on change d'école.

Travail:
La semaine dernière ma collègue aide-soigante (AS) me dit "Rachel, tu as vu que tu es notée sur la planing des AS?"
Moi:"Hein? Non, qu'est-ce que je ferais sur le planing des AS!"
Elle:"Bah, tu es notée pour me remplacer sur mes congée."
Moi:"Quoi!!! Sur tes congés? Prévus depuis trois mois? Il y a des AS en doublure sur l'hôpital!"
Elle:"Ouais je sais,quand j'ai appelé la cadre pour lui dire qu'il n'y avait personne pour me remplacer elle m'a répondu "oui oui mais il y l'infirmière en doublure!"
Moi:"Ouais génial, personne n'est venu m'en parlé, personne ne m'a laissé un messag un mot rien et c'est quoi le travail d'AS de nuit? Il ya des machines à mettre en route pour les petits déj', explique-moi tout"

Vous aurez remarqué ma conscience professionnelle malgré le mépris que je subis. Ca ajouté à un planing absent, j'ai donc écrit une lettre expliquant mes motifs de mécontentement et des demandes claires et précises à ma hiérarchie. En attendant je postule sur tous les postes libres, aux urgences, en chirurgie etc...

Mots d'enfants:
Rebecca:"Maman Sarah elle m'a fait mal!"
Sarah:"Oui mais c'est elle qui m'a torturé la tête en promier!"
Moi, étouffant un rire:"Rebecca, est-ce que tu as torturé la tête de ta soeur?"
Becky, penaude:"un peu..."

Les filles ont coupé les cheveux de leur tête à coiffer. Elles avaient les cheveux longs elles-même, très longs, et refusaient que je natte leurs cheveux pour la nuit, hors, à partir d'une certaine longueur, si on ne les nate pas, on est sûr d'avoir des larmes au démêlage du lendemain matin. Donc je leur ai proposé de leur couper les cheveux en carré long, base du cou. Elles ont accepté avec une joie mêlée d'apréhension et j'ai coupé. Elles sont très mignonnes, Becky ne boucle plus beaucoup, elle en est ravie même si je trouve ça un peu dommage.
Rebecca:"mes cheveux ils repoussent là, et les cheveux de ma tête à coiffer ils vont repousser?"

Sarah est une enfant très consciencieuse, on pourrait même dire anxieuse. Depuis quelques jours elle me parlait d'un évènement fondamental de sa vie scolaire:
Sarah:"Maman n'oublie pas la musique musicale!"
Moi:"Qu'est-ce que c'est?"
Sarah:"il y a musique musicale jeudi, c'est la maîtresse qui l'a dit!"
Je regarde dans le cahier, rien. J'oublie. Quelques jours plus tard:
Sarah:"Maman tu n'oublieras pas la musique musicale jeudi c'est très important!"
Moi;"Mais je ne comprends pas Sarah je n'ai rien vu dans ton cahier pour jeudi à part la visite .... mais!!Sarah! Ce n'est pas la musique musicale, c'est la visite médicale!"
Pendant plusieurs jours ce sera encore la visite musicale avant de devenir l'expression dénuée de poésie que c'est en réalité. C'est beau l'enfance!
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un week-end [Feb. 15th, 2009|06:34 pm]
[Current Location |regardant les filles qui regardent l'ordi non portable!]
[mood | Jouasse]
[music |Poucelina et le prince Cornélius qui se bisouillent]

La fête forraine:
Je n'ai jamais été attirée par les fêtes forraines et quand celle-ci c'est installée sous mes fenêtres j'ai craint (avec raison) pour la qualité de mon sommeil de jour. Figurez-vous que nous avons décidé de refaire la chambre des filles (ça j'en parlerait plus tard!) et donc ces amours dorment toutes les deux dans le même lit, dans la chambre d'amis, aussi appelée "chambre des enfants punis", alors qu'elles ne sont pas punies du tout! Elles sont patientes, sages, un peu désordonnées mais guère plus que des enfants de leur âge. Aussi, pour les récompenser de leur délicieuse attitude nous nous sommes engagés à leur offrir un tour de manège.

La première fois dans une fête forraine on est assaillis par les odeurs de sucre, de friture et de cigarette. Les images d'autos tamponneuses, de sucettes démesurées, d'adolescents déstructurés et de parents surobèses vous émerveillent.
Bref, elles s'installèrent dans le carosse de Cendrillon mais je leur suggérai un moyen de locomotion plus ouvert en vue du pompon! Elles choisirent la tasse à thé de la Belle et la Bête. Agrippées au volant, Sarah me cherche du regard, un sourire jusqu'aux yeux, elle est toute joie, de ses joues pommelées à ses couettes qui virevoltent, de ses baisers qu'elle m'envoie d'une petite main maladroite, elle incarne la joie. Becky se laisse porter, elle sourie vaguement, une femme la regarde et lui dit avec la voix éraillée des vieilles fumeuses "Toi tu feras des ravages, t'as des yeux d'actrice la belle!" Et je lui dis en souriant que la grande aussi à de beaux yeux, non mais!
C'est Sarah qui a attrapé le pompon et gagné un tour gratuit! Elle a donc changé de monture et a grimpé sur le cheval qui tirait le carosse de Cendrillon.
Ensuite je voulais leur offrir un de ces affreux bonbons colorés mais ils étaient trop chers pour ce que je voulais y mettre aussi je les emmenai dans une boulangerie choisir ce qu'elles voudraient et nous dégustâmes notre goûter devant le Blavet parce que je leur apprend qu'un goûter est mille fois meilleur dans un paysage magnifique. D'ailleurs il y avait un énorme cookie en forme de coeur que j'ai ramené pour mon amoureux qui travaillait dur.

La chambre d'enfants:
L'homme travaille si minutieusement qu'il rebouche les trous du mur avec du plâtre, refait mille racords et je sui sûre que la chambre sera parfaite mais... dans combien de temps? En fait nous recevons des amis le week-end prochain pour lequel il faudrait que tout soit parfait mais, tout peut-il être parfait?

Anyway...

Paroles d'enfants:
Il y a une chanson qui s'intitule "manquer de père' je crois, ou "si seulement je pouvais lui manquer" et c'est l'histoire d'un garçon qui grandit sans père. il chante "j'apprends tout seul à faire mes armes", les filles la connaissent par coeur et en discute:
Sarah: "En fait la maman elle sait pas faire les armes"
Rebecca: "Oui, c'est que le papa"
Sarah: "Alors il doit les faire tout seul!"

Sarah a un gros rhume pour lequel je lui propose des mouchoirs à l'eucalyptus. "Maman j'aime pas les mouchoirs au captus, ils piquent!"

Ce week-end de la saint valentin je devais être de repos mais finalement je suis rappelée pour travailler en cardio. Les filles ne veulent pas que je parte:
Sarah:"Maman n'y vas pas! T'as qu'à dire que t'as un bébé dans ton ventre et que tu peux pas travailler!
Moi:"Mais c'est un mensonge!"
Rebecca:"T'as qu'à dire que t'es une cuiller!"
Sarah: "Oh je sais! T'as qu'à dire que t'es morte! Euh non, Papa il a qu'à dire que t'es morte!"

Les filles ont écrit au stylo bille sur le siège de la voiture. Après l'énervement nous cherchons à les punir.
Moi:"Rebecca, si tu avais un enfant qui faisait ça, tu lui donnerais quoi comme punition?"
Rebecca:"Oh ben moi je le priverai de dessin animés !"
Moi:"Ha oui c'est une bonne idée de punition, et pendant combien de temps?"
Rebecca (qui ne voit pas du tout le vent venir...):"Ben pendant 8, 6, 8, 6 jours!"
Moi:"Bonne idée, tu as raison, c'est ce que je vais faire, je vais vous priver de dessin animés pendant six jours."
Rebecca, bouche bée un court instant:"oh non en vrai je ferais pas ça, en vrai je le priverai de euh, de z'épinards et de carottes!"
Ha ha, bien essayé!
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Le tourbillon de la vie! [Feb. 2nd, 2009|11:03 pm]
[Current Location |dans mon lit, mon netbook fonctionne, youpie!]
[mood | vivante]
[music |la nuit qui s'étend]

L'Homme est de retour et avec lui la joie, la vie, l'imprévu, un peu plus d'aventure, de  nouveaux projets, des coups de gueule tonitruants, (que voulez-vous, on ne se refait pas!) suivies de réconciliations d'alcôve, de grandes discussions, des bagarres sympathiques.

En une semaine nous sommes allées à la piscine en famille, nous avons joué ensemble au bowling pour la première fois: scores: Rebecca: 71 points, Sarah : 70 points, Kevin:57 points, Rachel:45 points! Quelle rigolade! Les filles avaient des barrières qui empêchaient les boules de tomber dans les gouttières, j'aurais dû en demander aussi!

Nous sommes allé faire un tour avec Rebecca en trottinette, l'Homme et Sarah en roller on-line et moi en patins à roulettes, on a investi une piste de "djeuns" avec des pentes, des courbes et on a joué au loup à roulette, tout le monde s'est cassé la figure 10 fois et comme seuls les grands n'ont pas de protections, il n'y a que nous qui ayons des bleus!

Rebecca est entrée en contact avec la poêlle que l'Homme tenait en se servant, (ou bien c'est la poëlle qui est entrée en contact avec son joli petit bras rose et potelé)elle a eu le temps de retirer son bras en disant "aïe!" et je lui ai fait les premiers soins, je pensais que la brûlure était très superficielle aussi je ne l'ai pas laissée 5 à 10 minutes sous l'eau froide, je l'ai laissée sous l'eau jusqu'à ce que la douleur disparaisse et je l'ai envoyer s'allonger avec des glaçons enveloppés à poser sur sa brûlure. Dix minutes après la peau était très rouge et une phlyctène naissait. J'ai appliqué de la Biafine trois fois par jour et ça a quasiment disparu, je lui fait une application, je mets une compresse et je mets une bande blanche, elle appelle ça "son plâtre", elle en est  très fière (l'avantage de la bande sur le pansement c'est qu'on évite les pleurs au moment de l'ôter!) et cette chipie a demandé à sa soeur de lui dessiner sur "son plâtre"!

Parlons un peu de l'harmonie...

Les saxophones sont indisciplinés, quand il faudrait démarrer, ils cherchent encore leurs partitions, oublient la mesure de départ, ils improvisent pour un oui, pour un non et quand le chef demande à tout le monde de s'arrêter, ils continuent toujours une ou deux mesures, ce qui exaspère les basses. Elles sont toujours présentes, on peut compter sur elles, en rythme, rassurantes, présentes.

Il y a un accordéon, sympathique, téméraire, c'est le seul instrument polyphonique du groupe. Le seul hautbois est joué par une petite fille blonde et polie.

Les trompettes sont bruyantes, elles ont des allures martiales et aimeraient bien que l'on se cale sur elles, mais le chef est là,pour donner à chacun sa place. Les flûtes minaudent, chuchotent et sifflent en douceur, elles se donnent des airs de sylphes, on les entend danser comme sur l'eau ou glisser sur la glace, elles sont toujours prêtes à s'envoler. A côté d'elles, les clarinettes sont laborieuses, toujours là aux répétitions, elles connaissent leurs partitions, jouent quand il faut jouer, leurs notes s'égrènent comme des perles légères et pourtant rondes et fermes. Elle travaillent, ne discutent pas pendant leurs temps de silence, non, elles regardent leur partition pour suivre la mélodie.

Et puis il y a le chef, le chef d'orchestre, il est très grand et très gentil, bien qu'il gronde un peu les saxos quand ils oublient les dièses à la clé où qu'ils demandent « euh, on est où? » lorsqu'il vient de le dire. Il sait lire dans toutes les clés et peut entendre un bémol incongru dans tout le vacarme.

Tout ce joyeux tintamarre est émaillé de plaisanteries, de jeux de mots, une troisième clarinette soupire "oh non , je n'aime pas ce morceau!" sans s'aperçevoir qu'un bref silence s'était installé et que tout le monde l'a entendue, ça rit, ça joue, ça discute, ça travaille aussi, ensemble, avec tellement de différences qu'on se demande bien comment on fait pour obtenir un ensemble harmonieux.
Parfois ça tempête, ça s'engueule, le concert approche et le nombre de répétitions diminue, ceux qui ne travaillent pas se font tirer les oreilles, mais quelle détente de tout oublier pour être présent dans l'instant, se consacrer pendant deux heures à un plaisir égoïste, mesurer une performance, n'être qu'un instrument... Je vis!

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Une étrange journée [Jan. 22nd, 2009|07:58 pm]
[Current Location |entre ma douleur cervicale et ma douleur lombaire]
[mood | mitigée]
[music |think des Blues brothers]


Cette journée avait très mal commencé. Je ne vous parle même pas du retour à domicile, non, même avant, vers 5h45 alors que j'allais faire une prise de sang à monsieur B (je sais c'est débile de piquer les gens si tôt, allez le dire au patron et aux filles de jour qui ne veulent pas piquer). Donc je m'aperçus qu'il était complètement comateux. J'en profitais honteusement pour le piquer sans qu'il râle, aucune réaction. Par contre il était en train de passer l'arme à gauche. Je le techniquais à la mesure de mes possibilités (oxygène, constantes) en fait il désaturait à 74% pendant qu'il comatait. Crise comitiale?  
J'en ai marre des insuffisants respiratoires qui ont fumé toute leur vie et qu'on doit tenter de sauver passé 70 ans. Leur souffle est si fragile, chaque respiration semble être la dernière, ils luttent, péniblement pour remplir ce qui leur reste de poumon, le moindre effort les laisse couverts de sueurs, soufflant pour récupérer leur souffle et ils sont tenus en laisse à la prise d'oxygène.
Bref, D. avait décidé de m'utiliser pour prouver à ce brave homme que son heure n'était pas pour aujourd'hui. Cela dit le stress c'était pour nous.
Je quittais le travail, à vélo, devant les ambulanciers qui allaient chercher monsieur B pour l'emmener à l'hôpital. Il avait plu toute la nuit. Vous savez que la coutume veut quand s'il pleut, il ne verglace pas. C'est une stupide légende mes amis. Je peux vous dire que mon pauvre vélo se souviendra toute sa misérable vie de cette plaque de verglas. La roue arrière s'est subitement retrouvée devant, j'ai volé un trop bref instant pour profiter de la sensation, atterri sur les genoux, roulé-boulé sur le dos et mon vélo a traversé la rue en glissant, de l'autre côté du virage, sur une vingtaine de mètres.
A cet instant, il faisait nuit noire, il y avait une homme qui passait. La cinquantaine épaisse. Il ne pouvait pas ne pas (double négation aïe, c'est moche) entendre ma chute. Il passa son chemin pendant que je tentais de récupérer. Voici ce qui se passait dans ma tête pendant ces quelques secondes "Allez relève-toi putain tu vas te faire écraser. Qu'est-ce que je fais je rampe? Il plie ou pas ce genou, putain encore les genoux. Et ce connard te retourne pas connard, je viens de passer 10 heures à m'occuper des autres, là j'aurais bien besoin au moins que tu relève mon vélo qui s'est barré, je peux crever. Allez, debout, vaut mieux ne plus avoir de genoux mais garder sa tête que de se la faire arracher par une voiture".
Je titubais jusqu'à mon vélo pour m'aperçevoir que le guidon avait fait deux tours sur lui-même et que la chaîne était complètement emmêlée. Je rentrai à pied, à côté de mon vélo, boitillant cahin caha avec l'impression de me faire arnaquer dans la vie.

(pourquoi j'avais l'impression de me faire arnaquer? Surprenant en effet, moi-même je me suis demandé pourquoi je ressentais ça. En fait je crois que je suis toujours idéaliste. Je m'imaginais naïvement qu'en étant infirmière, je rendais à la vie ce qu'elle m'avait donné, c'est vrai, je suis super heureuse, c'est injuste pour les autres. Alors je fais comme je peux pour rendre. Et je pensais que mon travail, surtout cette nuit-là ou j'avais "récupéré" quelqu'un comme on dit, me donnait comme une sorte de signe que les autes devrait reconnaître "elle donne, on lui rend" et que je "méritais" le minimum des égards qui devraient régir la société. Finalement c'est assez prétentieux comme raisonnement. Alors ce matin-là j'avais l'impression d'avoir usé toute mon énergie pour arracher monsieur B à la mort (je déteste que les gens meurent) et que ce même monsieur B se fichait de moi, étalée sur le verglas)

Je me suis affalée dans mon lit et j'ai sombré.

Et puis le soir... Je retournais au travail et j'arrivais dans le vestiaire, je croisais une fille de jour qui rentrait chez elle, j'ôtais mon manteau, et je vous rapporte la conversation irréelle que nous avons eue...
Elle, s'exclamant: Oh! Comme tu es jolie! J'adore la façon dont tu es habillée, ça te va très bien!
Moi, rosissant: Merci! C'est vraiment gentil!
Elle: Je trouve que tu as beaucoup de goût, je ne connais pas mais vraiment ça te va très bien
Et elle se met à discuter, de ses filles, de la vie etc... Pendant ce temps, l'heure tournant, il fallait bien que je me prépare, je me déshabille donc pour me mettre en tenue et une fois en tenue, elle me lance un coup d'oeil avec un sourire en coin et termine "tu vois je ne disais pas ça par hasard, je confirme, tu es une très belle femme..."

Cette conversation m'a réconciliée avec la vie (même si mes collègues m'ont charié sur les orientations sexuelles de la dame... affaire à suivre!).

Vous savez quoi? L'Homme rentre de déplacement samedi et j'avais prévu un week-end de repos... Je suis rappelée sur mes repos samedi et dimanche soir en chirurgie... Vive le plan blanc et la mission du service public! La prochaine fois que j'entends un pauvre type critiquer la feignantise des fonctionnaires, je lui pète le nez.

Paroles d'enfants:

Dans l'entrée il y a une tasse remplie de bric-à-brac. Rebecca saisit un pic à cheveux.
Moi:Laisse ça et dépêches-toi où nous serons en retard.
Elle: Mais c'est joli, c'est quoi?
Moi: un pic à cheveux.
Elle: tu pourras me le mettre un jour?
Moi: Oui, quand tu seras grande, pas tant que tu es petite, ça fait mal quand on le met. Allez, dépêches-toi!
Elle, effrayée: mais pourquoi? Ca se met dans le crâne?

Sarah parle de kangourous filles.
Moi: comment on dit un kangourou fille?
Sarah:euh... un mammifère?
Moi: oui un kangourou c'est un mammifère, mais un mammifère fille on dit comment? 
...
Moi: je t'aide, on dit une fe...
Rebecca, criant: Une femmifère!

Suite à une conversation skype avec mes frères, Sarah a découvert un jeu de Philippe qu'il appelle les mauvais choix. Il s'agit de choisir le moins pire de deux choix complètement nuls. Sauf que Sarah ne comprend pas la dimension ludique de l'expérience. Alors que nous marchons en ville elle me demande inquiète:
Sarah:"Maman, il vaut mieux se faire écraser par une voiture ou bien tomber dans l'eau?"
Moi, maudissant intérieurement mon frère:"Si tu sais nager il vaut mieux tombre dans l'eau mon coeur"
Sarah très inquiète:"Oui mais moi comme je sais pas nager il vaut mieux que je me fasse écraser par une voiture?"
Moi, un peu trop sèche :" Non, surtout pas. Tu pourrais avoir la tête écrasée (mais qu'est-ce que je dis!!!!) non t'inquiètes pas, il vaut mieux tomber dans l'eau, tu seras avec moi, j'irai te chercher."
FIn de la discussion tandis que mes cours de pédiatrie sur les enfants noyés en quelques secondes, ceux qui ne remontent pas à la surface et que l'on ne sait pas où pêcher dans les fleuves, me reviennent en mémoire pendant que je sens mon estomac se transformer en petit poing désespéré.

Je fais une brioche.
Sarah:"Maman, est-ce que c'est une Francine?"
Moi:"Non"
Sarah, bougonnant: "Moi je préfère les Francine"
Moi exaspérée: "ça m'étonnerait tu n'as jamais goûté les Francine je n'en achète pas, Sarah tu n'as même pas goûté celle-ci!"
Sarah, à mi-voix:"Oui mais ils disent avec Francine c'est toujours réussi..."

Quelle bourrique!

Sarah se plaint de douleur à l'oreille. J'ai vaguement prononcé le mot otite sans trop y croire et vu le caractère minimal de la douleur je vais attendre quelques jours.
Sarah:"Mais j'ai mal dans mon oreille encore aujourd'hui."
Rebecca, très préoccupée:"Sarah, je crois que tu as une maudite..."
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Pur bonheur... [Jan. 15th, 2009|09:53 pm]
[Current Location |devant mon PC pour réparer mon laptop...]
[mood | blah]
[music |sans]

Vie quotidienne:
Aujourd'hui une nouvelle personne est entrée dans ma vie, pourvu qu'elle n'en sorte jamais! J'ai employé, pendant deux heures, une femme de ménage.
<Laissez-moi regarder encore autour de moi et me dire que ce n'est pas un rêve...> Imaginez-vous en train de jouer de la clarinette pendant que quelqu'un range à votre place... Ensuite, vous sortez vaquer à vos occupations, forcément superflues, normal, vous êtes de repos, puis vous rentrez et vous admirez le miracle que cette femme a fait en deux heures à transpirer pour rendre votre maison agréable... Ma maison!
J'avais dit aux filles "je vais dire à la femme de ménage de mettre à la poubelle tous les jouets qui sont par terre" (quel mensonge...) et j'avais fait semblant de ne pas entendre Sarah chuchoter à sa soeur "vite met tout dans le placard!" en fait elles avaient aussi tout mis sous le lit...

Non, franchement, les chambres sont marchables! je vous assure, on peut marcher dans les chambres sans trébucher dans des tas de vêtements semi-propres, quel confort, quel plaisir! Et dire que je n'ai rien fait pour ça à part donner un billet de banque!

Baby-sitter:
Imaginez que vous avez travaillé toute la nuit, vous avez passé 10 heures sous pression, lutté pour rester éveillé, vous rentrez du travail, vous savez déjà que vous devez emmener vos enfants et la fille d'une voisine à l'école et vous espérez que ce sera fait au plus tôt. Vous arrivez devant votre porte et un petit mot vous attend:
"Salut Rachel, j'espère que ta nuit s'est bien passée, je ne travaille pas ce matin donc j'aimerais dormir jusqu'à 9 heures, si ce n'est pas possible tape à la porte."
Dans la brume qui a pris possession de votre cerveau vous songez que ce n'est pas tout-à-fait normal mais soit, vous réveillez vos enfants, leur préparez le petit déjeûner, les habillez, tout cela sans bruit pour ne pas réveiller la baby-sitter, vous allez chercher la fille de la voisine puis vous partez à l'école, cela fait déjà une heure que vous pourriez être en train de dormir, et quand vous rentrez chez vous, il pleut, vous marchez dans le froid, vous avez plus froid que les autres car le manque de sommeil accentue le froid et vous vous dites :
"comment j'en suis arrivée là? Comment j'en suis arrivée à bosser pendant 10 heures pendant que la baby-sitter dort, que je suis toujours dehors et qu'elle elle dort alors que si moi j'étais une baby-sitter qui ne travaille pas, c'est moi qui aurait proposé d'amener les enfants de ma patronne à l'école? Et en plus je la paye!"
Je lui ai précisé le lendemain que je souhaitais, quand les enfants ont école, qu'elle se lève plus tôt pour leur demander de commencer à s'habiller. Sans lui faire la moindre remarque négative. Non mais!

travail:
le plan blanc a été déclanché sur l'hôpital.

Enfants:
J'ai préparé des meringues et je fais lécher le bol aux filles avant de leur dire que j'ai fait des meringues:
Rebecca: Mmmh! c'est super bon, on dirait le goût des seringues!
Moi: ce sont des meringues, tu as raison.
Sarah, boudeuse:"oh non j'aime pas les meringues, tu le sais, ah ben là vraiment, je te dis bravo maman!"
Non mais là!

Les filles sont invitées à un anniversaire pour lequel je recherche le cadeau idoine. Sarah se rend compte que j'ai acheté diverses choses dans divers magasins, elle s'inquiète "maman il faut plus que tu achète de jouets pour nous ou alors il faut que tu mettes une perruque"
Moi: "mais pourquoi?"
Sarah l'air préoccupé: "ben parce que sinon ils vont te reconnaître!"
Moi: "je ne comprends pas, ce n'est pas grave s'ils me reconnaissent!"
Sarah vraiment inquiète: "mais si, si tu achète trop de jouets après il y en aura plus pour les autres et alors ils seront pas contents du tout alors il faut que tu te déguise!"


Les filles me demandent de leur raconter comment on s'est fait notre premier bisou sur la bouche. J'en profite pour glisser adroitement quelques leçons de morale mine de rien et je leur explique que l'Homme et moi on s'est rencontré pendant très longtemps en faisant juste se parler, en buvant des cafés et parlant de tout pendant des heures et des heures. Et puis un soir, je lui ai dit de me ramener chez mes parents et il a manqué l'entrée. Je lui ai demandé où on allait et il m'a répondu "Je ne sais pas, mais on y va!", nous nous sommes retrouvés sur une plage, il y avait des étoiles plein la nuit, on s'est assis dans le sable, et nous avons échangé notre premier baiser sur la bouche...
Rebecca:"mais là vous sentiez mauvais dans votre bouche!"
Moi:"mais pourquoi?"
Rebecca:"Bah parce que vous buvez  plein de café!"




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Changement d'affectation... [Jan. 10th, 2009|11:22 am]
[Current Location |dans la salle, je sais pas me connecter de mon laptop...]
[mood | tranquille]
[music |les filles qui chahutent dans leur chambre]

J'ai commencé à travailler de nuit en SSR (soins de suite et de rééducation), autrement appelé Moyen Séjour. IL s'agit des services dans lesquels on envoie les personnes âgées qui ont été hospitalisées et qui n'ont plus besoin d'autant de soins pour rester à l'hôpital et qui, cependant, restent convalescentes. Donc on s'occupe d'elles, on a moins de soins infirmiers à faire, plus de relationnel, de dialogue, d'accompagnement. Il y a aussi beaucoup de fins de vie que l'on accompagne. Le service comporte 30 lits. Idéal pour moi me direz-vous, certes, dit comme ça c'est enchanteur, enfin un endroit où l'on n'est pas un robot qui va de chambre en chambre assurer les urgences. Mais il y a des vices cachés dans ce poste.

Laissez-moi vous expliquer. Avant il y avait un pool de nuit de remplaçantes, dont je faisais partie. Il fonctionnait sur deux roulements, le roulement bleu, et le roulement vert. Quand les filles du roulement bleu travaillaient, les filles du roulement vert étaient de repos, et ce, semaine après semaine. Ce pool est désormais éclaté et les remplaçantes ont été réparties dans des pôles, j'ai été affectée au pôle gériatrie, je me suis retrouvée parachutée dans cet endroit alors que la hiérarchie même n'était pas au courant. Donc la remplaçante, tout le monde s'en f... et je ne les blâme pas. J'ai eu le plaisir de rencontrer la cadre du pôle qui m'a beaucoup plu dans son discours positif et le regard qu'elle avait sur le poste qui est le mien. Puis j'ai rencontré la cadre du service... Beaucoup moins agréable.

Elle:"Vous remplacerez les infirmières des deux roulements. Je vais me renseigner pour savoir combien de nuits à suivre vous pouvez faire au maximum."
Moi:"La cadre du pool de remplacement nous a promis que..."
Elle, haussant le ton:"Je ne veux pas le savoir, oubliez-là, elle n'existe plus. Vous dépendez de moi maintenant et je ne respecterai pas ses engagements, que ce soit clair. Pour vous il n'y a plus de roulement, vous remplacerez sur les deux roulements, votre planing sera en fonction de vos collègues."

Je sens que je vais l'aimer celle-là...

En outre, la maison de retraite que l'on appelle K1 et K2 est contiguë au SSR et elle est sous responsabilité aide-soignante la nuit, c'est-à-dire qu'en cas de problème les filles appellent l'infirmière du SSR pour assurer les urgences. Pendant ce temps on laisse le moyen séjour à l'aide-soignante avec qui on bosse. L'autre nuit cela s'est produit alors que j'étais encore en doublure sur le roulement bleu, appel d'une aide-soignante.
AS:"Rachel, on a une dame là, elle est pas bien."
Moi:"Qu'est-ce qu'elle a?"
AS:"Bah, je sais pas trop, on dirait qu'elle a du mal à respirer" (notez le sens de l'urgence... Dire qu'il y a eu un an de formation pour en arriver là, vous ne trouvez pas cela consternant?)
Moi:"Mets-là en position demi-assise déjà."
AS:"Bah son lit ne monte plus, on dirait qu'il est cassé."
Moi:"Bon on arrive."

Direction la maison de retraite. On cherche les AS, croyant qu'elles seraient avec la patiente, que nenni! Vous comprennez, elles n'ont pas que ça à faire, il y a des tas de gens à changer la nuit, donc elles nous indiquent la chambre où elles ont laissé la patiente en détresse, dans le noir. Nous sommes descendues avec le saturomètre et le tensiomètre parce qu'en maison de retraite on ne connait pas les postes de soin et leur matériel, elle désature à 75%, elle bave, elle trémulle, bref, j'appelle une AS pour qu'elle vienne nous aider, on l'assoit tant bien que mal et ma collègue tente de brancher l'oxygène. Mais nous sommes en maison de retraite, ces manomètres n'ont pas fonctionné depuis l'âge de pierre, elle mettra plus de 10 minutes à brancher l'oxygène, largement le temps de mourir d'asphyxie. Heureusement pour la patiente ce n'est pas ça qu'elle a. Je me rends compte qu'elle sombre dans l'inconscience tout en gardant les yeux ouverts et des convulsions, elle est en train de faire une crise d'épilepsie. Je demande à l'AS d'aller chercher le chariot d'urgence. Regard affolé de la donzelle et réflexion stupide "Hein? Un chariot d'urgence? C'est quoi? On n'en a pas ici!" Je me retiens d'exprimer mon opinion sur le professionalisme de cette collègue, le chariot d'urgence est la première chose que l'on doit connaître quand on met les pieds dans un service que l'on soit AS ou infirmière ou autre. Et je lui décrit un chariot d'urgence lambda. La perplexité persiste. J'appelle les urgences.

Urgentiste:"Oui Rachel?"
Moi"J'ai une dame née en 1922 probablement en train de faire une crise comitiale, elle bave, elle trémulle, une sat à 75 une tension correcte, elle a les yeux ouverts mais en absence totale alors qu'elle parlait à mon arrivée, antécécent de Parkinson uniquement, vous pouvez venir la chercher?"
Urgentiste"C'est la maison de retraite?"
Moi:"Oui."
Urgentiste " bon écoute, on est plein avec des lits de médecine, on n'a plus de place, si c'est une crise comitiale ça vaut pas le coup, tu vas la garder, tu surveille sa tempèt, qu'elle n'ait pas de séquelles type paralysie, ne lui met pas d'oxygène elle va récupérer toute seule rapidement et tu lui donneras 10mg d'Urbanyl quand elle sera revenue. Si ça va pas mieux tu rappelles à ce moment-là"
Moi:"Ok, merci."

Leçon numéro 1: quand tu es à la maison de retraite, tu n'es pas prioritaire.
Leçon numéro 2: tu ne peux pas compter sur les collègues.

Je refuse ces conditions de travail. Totalement, viscéralement, je refuse de travailler dans un endroit où on doit intervenir avec des gens qui ne savent pas où est le chariot d'urgence.

L'urgentiste est un bon, il avait raison, j'ai suivi ses instructions et tout s'est bien passé. J'ai ensuite obligé les collègues AS à venir avec moi, nous avons fait le tour des services pour chercher les chariots d'urgence, je les ai trouvé et désigné, je leur ai désigné le matériel que j'étais susceptible de leur demander en cas d'urgence. Les chariots sont en fait des boîtes à porter dans lesquelles il n'y a même pas de matériel d'aspiration. Ils n'ont pas été vérifiés depuis le mois d'août alors que c'est censé être vérifié tous les mois.

Deux solutions; soit je me barre en courant, soit je deviens intransigeante sur ces critères là. Vous savez quoi? Je prends la deuxième option. Je vais profiter de mes prochains jours de doublure pour explorer la maison de retraite et laisser des mots aux infirmières de jour pour que leurs chariots soient nickels.

Allez, c'est tout pour le boulôt. Si, je vous dis tout de suite que je n'ai jamais eu un planing aussi pourri.

Mots d'enfants:

Rebecca est très contente que je leur donne des chocolats "Maman, t'es un trésor de maman!"

Rebecca regarde ses ongles, elle est consternée par la longueur de l'un d'entre eux :"Maman, j'ai une griffe! Il faut me la couper tout de suite!"

J'explique à Sarah que l'on peut penser dans sa tête "tu es une pourriture" quand des gens sont méchants, ça aide de penser ça des fois. Elle me demande si on peut leur dire qu'on pense que ce sont des pourritures. Je lui explique que non, ça ne se dit pas, ça fait de la peine, et en plus, on peut changer d'avis. Elle me regarde tendrement et répond "Ben je sais que tu aimes les gens, c'est pour ça que tu es une infirmière, parce que tu aime les gens!"
Elle me scie!

Sarah voudrait un petit frère. Elle me demande si je continuerai à m'occuper d'elle si j'avais un bébé, si elle pourrait s'occuper du bébé etc... Mes réponses la satisfont puisqu'elle me dit "Pourquoi il faut que le papa soit d'accord pour avoir un bébé?"
Moi:"Tu sais c'est autant le bébé du papa en plus c'est lui qui a les graines de bébé."
Sarah:"J'ai une idée, si on faisait une surprise à papa et que tu faisais un bébé quand même! Tu lui piquerai des graines!"
Je poursuis le raisonnement malgré mon envie d'éclater de rire.
Moi:"Peut-être que papa serait tellement pas content qu'il n'aimerait pas le bébé et ce serait terrrible pour le bébé, imagine si papa ne t'aimait pas..."
Elle réfléchit, baisse la tête puis "c'est vrai t'as raison." Puis elle relève la tête "Mais pourquoi il est pas d'accord ce papa!"

Nous faisons une bagarre sympathique spontannée. Sarah s'arrête brutalement, me regarde intensément et s'écrie "Maman, je te prendrai jamais pour un crapeau!"

Nous rentrons de l'école et nous longeons un camping-car. Rebecca regarde la roue de secours qui est recouverte d'une bâche sur laquelle est dessinée une bouée.
Rebecca:"Regarde maman, à la place d'une roue ils ont mis une bouée de faustage..."
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Les fusibles... [Dec. 30th, 2008|08:00 pm]
[Current Location |là.]
[mood | scrongneugneu]
[music |Jeux d'enfant]


Pourquoi c'est lorsque l'Homme est en déplacement que les fusibles pètent les plombs? Hein? Quand il était en Martinique machine à laver en panne, disjonctage massif, heureusement que beau-papa était à la maison à ce moment là pour tout résoudre.
Et ce soir, va savoir pourquoi, je me rendis compte que mon four refusait de s'allumer... Que le frigo n'avait plus de petite lumière allumée... Et que le pain dans la machine à pain était tout rabougri, comme interrompu...
Fusible. Encore. Vu l'était de mes connaissances dans ce domaine, je cherchais immédiatement une aide extérieure. Mon voisin n'est pas parti en déplacement, je lui demandais un coup de main qui s'avérait inutile, le brave n'ayant pas de fusible, il utilisa les miens qui restaient, sans trop savoir lesquels étaient neufs, lesquels étaient grillés (quel est le crétin qui ne jette pas les fusibles grillés, hein?).

Bref, je mobilisais toutes mes ressources intellectuelles pour une résolution rapide du problème vu que je pars au travail, là c'est dans 20 minutes mais c'est arrivé il y a une heure et demie. Première chose à faire, conseil émanant d'un récit de ma maman datant de l'époque ou elle n'avait pas de frigo:"On n'avait pas de frigo mais ce n'était pas gênant l'hiver, on mettait les produits frais dans un sac en plastique dont on coinçait la poignée à l'extérieur et ça restait frais dehors." AUssitôt pensé, aussitôt fait. Ensuite je me suis occupée des filles.

Et puis un petit tour sur internet, béni soit internet! J'ai trouvé le testeur de fusible de l'Homme, béni soit l'Homme pour avoir un testeur de fusible! j'ai trouvé comment m'en servir et j'ai déterminé quel était ce traître de fusible qui m'a lâché. Demain je vais en acheter trois tonnes et demies pour voir venir.

En attendant je me suis énervée sur Sarah, en ce moment, comme au départ en Martinique, elle me fait une régression massive et ça m'est assez insupportable, d'un coup, pour une contrariété ridicule, elle fond en larmes pendant des heures. Vraiment des heures de sanglots. C'est une torture pour moi. Dans ces moments-là mon humanité fond et je me transformerai en Hulk si je ne l'enfermais pas dans sa chambre en fermant toutes les portes entre nous pour ne pas l'entendre. Nous nous sommes réconciliées mais c'est éprouvant et fatiguant. D'autant que vu que ce sont les vacances je veille sur les filles du fond de mon sommeil, ce n'est drôle ni pour les filles, ni pour moi... Enfin c'est la vie.
Rebecca tire ses marrons du feu, elle en profite pour rafler tous les chocolats qui lui tombent sous la main, je dors donc je ne les lui ai pas interdits...

Bon la suite demain, quand j'aurais fait les courses de fusibles. Au fait quel magasin est ouvert le 31 décembre à Pondi...

Paroles d'enfant:
Rebecca:"Maman j'ai mal au coude du genou" dit-elle en boitant...

Rebecca "ne trouve pas"ses chaussons. Quand elle me dit ça c'est qu'elle a jeté un vague regard circulaire à travers sa chambre, qu'elle n'a rien vu et voilà. Je ne cède pas et l'informe qu'elle ne mangera pas tant qu'elle n'aura pas ses chaussons aux pieds. Sarah, affamée, décide de l'aider. J'entends Rebecca chercher "Elle est vraiment pourrie cette maman, je voudrais la tuer". C'est charmant à cet âge-là, si spontané...

Bon allez je vous laisse, demain je suis de repos mais on sera que toutes les trois.
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That's life! [Dec. 26th, 2008|07:10 am]
[Current Location |au sommet du bonheur]
[mood | cheerful]
[music |Nin nin nin nin nin nin de Rebecca Gicquel]


Je viens de rentrer du travail et, pour une fois, je n'ai aucune, mais alors aucune (ou alors juste une toute toute petite) envie de dormir.
Tout d'abord, la nuit a été très calme, on pourrait même dire calmissime, la nuit d'avant, du 24 au 25 décembre l'était tout autant. Comme quoi quand les gens n'ont pas envie d'être malades... Anyway, je n'ai eu qu'une heure de véritable travail quand je suis allée donner un coup de main à ma copine de cardio, comme hier d'ailleurs. Le reste du temps c'était presque du loisir. Tant est si bien que ce matin je voulais faire une blaque à ma collègue de jour, quand elle est arrivée je lui ai sauté dessus (à 6h30) en criant "Patricia on a un arrêt cardiaque au 3 je sais pas quoi faire!" elle a couru puis s'est arrêtée, elle a tout de suite compris qu'il s'agissait d'une blague, qui serait infirmière sans savoir réagir à un arrêt cardiaque! Surtout avec un beau défibrillateur tout neuf dans le service! Alors je lui ai fait croire qu'il y avait trois perfs à reposer, des gaz du sang ratés à refaire et une sonde naso gastrique ultra pleine... On s'amuse comme on peut...

En outre l'Homme part demain en mission pour un mois et il lui arrive une tuile, mais alors une sacré grosse tuile. L'Homme, comme beaucoup d'hommes, prépare ses affaires la veille pour le lendemain, c'est une principe contre lequel je suis et que je ne comprend pas d'ailleurs, anyway, sa cantine devant être remise aujourd'hui, il l'a préparée hier soir. C'est donc hier soir qu'il s'est aperçu qu'il lui manquait deux éléments capitaux de son équipement de maintien de l'ordre. L'Homme a cherché, paniqué, râlé, recherché, il est allé au bureau de son peloton voir si par hasard il ne les aurait pas laissé là-bas, ils n'y étaient pas. Le fait est que nous fermons rarement à clé et que l'Homme avait la certitude d'avoir laissé ces deux éléments, assez volumineux, dans son gros sac, sur le palier (qu'est-ce qu'ils f.... là est une question manquant cruellement de tact face à un homme aux abois), j'ai d'ailleurs moi-même la vague impression de les y avoir vu mais après coup, aucune certitude.
Donc l'Homme va ce matin signaler la disparition d'une partie de son équipement et nous nous demandons tous les deux qu'elle va être sa sanction. Je ne peux donc pas dormir! Je suis inquiète! Enfin petitement inquiète, après tout on ne le soumettra pas à la question pour cela, on ne le virera pas non plus et quand bien même je travaille, na na nère! Non, je suis soucieuse par empathie c'est tout.

Je dois changer de service dans le courant du mois de janvier. Il paraît que je dois passer en gériatrie, dans le pôle gériatrie, c'est-à-dire deux services de maison de retraite (aucun soins infirmiers de nuit) et soin de suite et rééducation (SSR) en remplacement, environ 4 mois par an. J'ai téléphoné à ma future cadre de pôle qui n'était pas du tout au courant et se demandait ce que je pouvais bien venir faire. Et pourtant si je pouvais me passer d'aller en gériatrie je le ferais... Donc je suis en stand bye et ça me bloque car je voulais prendre des nuits de congé au mois de janvier vu que l'Homme n'est pas là je voulais m'économiser parce que les week-end c'est moi qui doit garder mes belles n'est-ce pas... Mais impossible de poser des nuits quand on est entre deux services. Et plus le temps passe plus les autres posent leurs congés, plus je devrais prendre ce qui reste. Cruel destin.

Allez, je termine par quelques paroles d'enfant:

Sarah veut un pruneau en dessert. Je sais qu'à ce moment son transit ne lui permet pas d'abuser de ce fruit et je refuse. Elle râle. je lui propose une clémentine, elle refuse, un yaourt, elle refuse. De guerre lasse je lui dis qu'elle n'a qu'à sortir de table. Elle tourne dans la cuisine et s'écrie "mais alors ça veut dire pas de dessert? Vous êtes vraiment pourris comme parents!"
NOus avons tous les deux ri, mais ri! Puis quand nous avons récupéré nous l'avons puni au coin un bon moment, non mais! Petite insolente! Imaginez dans 10 ans quand je lui dirai "pas de sortie ce week-end parce que un point c'est tout"!

Rebecca chante souvent une chanson dont les paroles sont "nin nin nin nin nin nin", c'est un thème musical que j'aime beaucoup, je l'ai enregistré et je le mettrai sur facebook, je compte bien le transcrire en notes de musique tellement il me plaît, comme je lui demande souvent de chanter "nin nin nin nin" elle a amélioré sa chanson... Elle me dit "tu veux que je chante nin-nin-nin-nin?"
Moi: "Oh oui ma chérie"
Elle:"d'accord mais là c'est la chanson que je pleure (elle commence) nin nin nin nin nin nin, là je pleure, nin nin nin nin nin nin non mais là je pleure vraiment! (elle s'interromp) bon là j'ai pas le temps de te chanter nin nin nin nin mais je vais te chanter ma plus triste des plus triste "si je pleure c'est que je suis morte et que ma soeur est morte et aussi mes parents sont morts"
Moi: "mais c'est horrible!"
Elle: "Ben oui mais moi j'aime quand c'est triste et que j'pleure!"

Une autre fois elle commence à chanter et m'aperçois, elle s'interromp:
Rebecca:"Non mais pour que je chante cette chanson il faut que je fais (sic) l'ado."
Moi: "c'est comment faire l'ado?"
Rebecca:"Bah c'est quand je suis toute seule alors faut que tu pars (sic)... Allez!"
Non mais je rêve...

Les filles sont dans notre lit au petit matin (au moins... 9 h !) et Sarah demande à son père la permission de faire une bagarre sympathique. Le grognement paternel est négatif. Sarah insiste "mais pourquoi?". Nouveau grognement qui pourrait ressembler, avec beaucoup d'imagination, à un "parce que", "Allez Papa! Papa, ça fait des années qu'on n'a pas fait de bagarres sympathiques!" Ben voyons! Des siècles même!

Toujours pas d'envie de dormir, je vais re-re-relire le "journal d'une femme de chambre" tiens. Et au fait en ce moment je ne crochette plus, je n'ai aucune imagination, qu'est-ce que je pourrai bien tricoter de pas trop long, une idée quelqu'un?
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Musique! [Dec. 18th, 2008|10:35 pm]
[Current Location |Home]
[mood | musicale]
[music |sidney bechet]

Cela faisait plusieurs jours que ma clarinette me faisait les yeux doux. Je pouvais le percevoir à travers l’étui en cuir qui la protège. Et puis cette sensation de délicieux chatouillis au bout de mes doigts, ces élans de gaieté inexpliquée, les mélodies trottant dans ma tête… Etonnant pour moi qui n’ait aucun talent créatif, un simple goût d’interprète, pas toujours d’une grande qualité, mais toujours synonyme de joie.

Un jour de grand silence je n’y tins plus. L’appartement était vide, c’était le milieu de l’après-midi, je risquai un œil par la fenêtre qui donne sur le parking… pas de voitures des voisins… Presque furtivement j’attrapais l’étui de ma clarinette, je fis jouer le mécanisme d’ouverture, une fabuleuse bouffée de joyeuse nostalgie me monta à pleines joues. Je pouvais bien avoir l’air idiot, je souriais probablement niaisement sans pouvoir m’en empêcher, et je n’en avais rien à faire!

Elle était là, fine, longue, noire et argent, et la ligature du bec me lançait ce fameux sourire cynique qui m’a toujours attirée chez elle, cette façon de me lancer un défi « vraiment, tu pense que tu as le niveau pour ce trait musical? » ou bien « et alors le si bémol c’est pour les chiens? ». Parfois elle a aussi un air grave et pénétré qui signifie « bon tu manques toujours de précision mais les nuances c’était tout à fait dans le ton cette fois ».

Je m’empressais de la monter et j’attrapais quelques notes, je dépoussiérais les clés avec mes vieux airs maîtrisés histoire de tester mes réflexes, mon son, mon anche… Un plaisir qui se prolongeait, je retrouvais déjà la rondeur dans la gravité, le bercement familier, le mouvement musical… Je dénichais mes bonnes vieilles partoches d’étude et je me mis à l’œuvre. Les muscles de mes joues tinrent le coup vaillamment … ¼ d’heure. Puis les premières fuites d’air aux commissures des lèvres, de plus en plus importantes jusqu’à la fin du son. Quelle minable performance!!! Dix ans auparavant, non, plutôt douze, je pouvais jouer deux heures d’affilée avec une mini pause de 5 minutes, et là, ¼ d’heure d’endurance… Et pourtant rien n’entamait ma joie.

Je continuais à jouer clandestinement à moments perdus et au fur et à mesure que mon endurance augmentait, ma frustration également, je me sentais végéter avec mes vieilles partitions, je décidais de passer le pas, je fais désormais partie de l’harmonie de Pontivy, j'ai rencontré le président ce soir et je suis première clarinette de l'orchestre et clarinette soliste sur deux morceaux! Youpie! nous avons un concert les 20 et 21 mars et, j’ai du boulot!

Note: par respect pour mes voisins j’ai acheté une sourdine qui me sera livrée dans la semaine.

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mes listes du jour [Dec. 13th, 2008|10:36 pm]
[Current Location |en plein milieu du bonheur]
[mood | heureuse]

Trucs qui m'énervent dans la vie:
1. Quand l'Homme achète un sèche-linge sur internet, sans que je l'ai vu, avec une date de livraison prévue quand il est en déplacement pour un mois à Paris et que j'ai travaillé toute la nuit précédente, et que je suis obligée de tout annuler sans être sûre que ces charlatans prennent en compte l'annulation.

2. Que la maîtresse de Sarah, ce dragon, me chope à la sortie de l'école en me disant "c'est vrai ce qu'on raconte, que Sarah va changer d'école l'an prochain?", ça m'énerve d'autant plus que c'est vrai, laisser mes enfants toute la journée à une psychotique maniaco-dépressive à des effets pervers, notamment celui de dégoûter ma petite chérie de l'école qu'elle aimait tant, de se remettre en question quand le dragon lui dit qu'elle est une menteuse et une vilaine, non mais cette femme à le quotient intellectuel d'une huitre et la pédagogie d'un troll en rut.
Note de l'auteur: les trolls ne sont pas très forts en pédagogie, et encore moins lorsqu'ils sont en rut.

3. Quand sarah me dit "maman, je sais que je suis juive mais je fais semblant que je le suis pas à l'école, c'est pour ça que je dis pas que on fête pas Noël et en plus à l'école on était obligé d'écrire une lettre au Père Noël". En plus elle a demandé un sapin de Noël à son père, en tant que protestant, quelle petite maline, et l'Homme a accepté. Depuis elle me dit qu'elle voudrait vivre en Israël pour que tout le monde fête Hanoucca. je crois qu'on progèteras de fêter Hanouccah 2010 chez mes parents pour être en quartier juif.

Trucs super sympa dans la vie:
1. Avoir sa première évaluation professionelle avec une cadre de santé agréable qui vous dit "C'est très bien, pour votre premier poste, vous avez fait preuve de bonnes qualités d'adaptation, je suis d'accord pour que vous restiez en nuit"

2.Découvrir que l'Homme a des copains sympas, que ces copains ont toutes des copines infirmières ou travaillant dans l'hôpital et que du coup je deviens leur copine, et qu'en plus tout cela ait lieu à la soirée de l'escadron et que l'Homme danse avec moi...

3. Que mes enfants me réclament des câlins, qu'elles mettent leurs petits bras autour de mon cou et me murmurent, si c'est Sarah "Je t'aimerai toujours Maman, tu es la meilleure des Mamans!" et si c'est Rebecca "Dis Maman, tu me fais une léchouille d'oreille et un collier de bisous?"

4.Avoir 6 jours de repos à suivre, et, partant, pouvoir aller au marché, accompagner les sorties scolaires des enfants (même si le dragon m'a prévenue qu'elle séparait les enfants des parents, quand je vous disais à propos des huitres et des trolls... Là les tares s'additionnent, heureusement que j'ai le moral!)

Paroles innocentes:

Rebecca: "la maîtresse m'a raconté une histoire d'une famille qui vivait dans une boulotte.
Moi: c'est quoi une boulotte?
Rebecca: c'est une maison avec des roues...

Sarah mange des raisins blancs et se régale, elle s'adresse à son père "Papa, dans le jardin il faudrait qu'on plante un raisintier ce serait bien."

Sarah demande le sapin de Noël à son père, je me récrie, l'Homme fait valoir ses droits et Rebecca prend position "Moi aussi je déteste les sapins de Noël Maman!" Du coup je me vois obligée de lui expliquer que ces pauvres sapins je ne les déteste pas du tout! Ils m'indiffèrent (enfin je les crains plutôt, et s'ils m'enlevaient mes petites filles...) Sarah et Rebecca s'affrontent puis sarah fait volte-face et s'allie avec sa soeur "Rebecca, si j'oublie que je suis juive, tu me le diras d'accord?" et Rebecca s'enhardi, fière de sa mission, elle se retourne vers moi "t'en fais pas maman, moi je m'en souviendrais toujours et j'lui dirai à ma soeur, j'lui dirai d'accord!" et toutes les deux "Maman, on peut l'avoir le sapin?" et Rebecca "on n'a qu'à dire que c'est un sapin de Hanouccah!"
(L'Homme est un conciliateur, il a réussi à acheter le seul sapin qui pourrait passer pour un sapin de Hanouccah, il mesure 30 cm de haut, il est tout électrique et diffuse une douce lumière, idéal pour la fête des lumières! j'avais juste demandé que ce ne soit pas un vrai sapin, je déteste qu'on coupe les arbres comme des objets de consommation)

Sarah montre à sa soeur comme elle épluche bien les clémentines "tu vois tu fais un trou et puis tu re-pluche comme ça!"

L'Homme est féru de poker, c'est son dada et il y passe un certain temps. Il a récemment inclus les enfants dans son loisir en leur apprenant une version simplifiée de ce jeu. L'autre jour je me suis faite embarquer dans ce jeu si je ne voulais pas passer pour une affreuse individualite préférant son tricot aux jeux de société (ce qui pourtant n'est pas très éloigné de la réalité mais il faut bien sacrifier aux rites de la vie familiale..) Or doncques, nous jouâmes donc au poker tous ensemble. nous misions des santons et des malabars. Je fus la première à perdre, sans l'avoir fait exprès je vous le promets! Puis Becky, et le jeu se prolongeait entre Sarah et l'Homme qui avaient raflé toutes nos mises. Finalement, ils firent tapis (misèrent sur une seule partie la totalité de leurs gains) et ce fut l'Homme qui l'emportat d'un cheveu. Sarah le regardât intensément et s'écria avec admiration "Oh! Alors là c'est toi qui est couvri d'or Papa!"

Quelle merveilleuse façon de finir un jeu de société. L'Homme est généreux par nature, surtout quand il est le meilleur, il partagea tout ses malabars!
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L'école buissonière [Nov. 25th, 2008|08:56 pm]
[Current Location |chez wam]
[mood | paix]

Cette journée a commencé de façon très étrange. En effet, à 8h38 j'entendais les filles jouer, je me dis "tiens, elles se lèvent tôt ce matin, tant mieux, je n'aurais pas à les bousculer pour se lever pour l'école", je regardais ma montre, 8h38, vous en convenez comme moi l'école était commencée depuis 8 minutes et tout le monde était en pyjama, en train de jouer innocemment. Je bondis de mon lit, j'avais dormi dans la chambre d'ami comme cela m'arrive à cause du travail de nuit (et aussi parce que je suis une amie très sympa!) et je plongeais sur l'Homme, lui arrachai un bouchon d'oreille "Chéri, chéri il est 8 h30 qu'est-ce qu'on fait! Chéri, appelle l'école pour prévenir qu'on ne les emmène pas ce matin, oh non la cata!" L'Homme ne se fit pas trop tirer l'oreille (c'était son tour d'enfant aujourd'hui!) et je lui mis le téléphone avec le numéro de l'école pendant que j'enjoignais les enfants à s'habiller. L'Homme m'informa qu'il avait prévenu l'école que les enfants seraient absentes toute la journée. "Toute la journée? Mais pourquoi?"
L'Homme:"Parce que."

Lorsque l'Homme est aussi mystérieux, il a des idées derrière la tête, pendant que les filles m'aidaient, l'Homme surfaient sur la toile et je pouvais voir des lieux agréables. J'aprenais aux filles à m'aider avec le linge, trier les chaussettes représente un véritable défi et nous célébrons chaque victoire quand nous repérons une paire, en outre elles enlevèrent tout le linge du tancarville et étendirent presque seules la machine suivantes, or il faut savoir que l'Homme a horreur d'étendre le linge sur le tancarville, ce faisant je lui ouvrait des possibilités d'exploitation infantile réjouissantes, quel spectacle pour l'Homme de me voir repassant et dirigeant les opérations de mes petites ouvrières venant me demander conseil pour étendre une grosse pièce de linge.

Lorsque l'Homme voulut récompenser ntore labeur et nous emmener dans un lieu paradisiaque entre tous, nous allâmes dans la voiture tandis que l'Homme relevait le courrier, découvrant un fabuleux colis envoyé pour l'anniversaire de Rebecca par son parrain Christophe et sa merveilleurse épouse. Un papier cadeau rose fée "oh maman il y a plein de paillettes!", un ruban noir, et quand elle déplia sa carte immense, les yeux des deux fillettes exprimaient l'admiration, une couronne gigantesque, à porter comme une vraie princesse, avec un manteau en cadeau, quelle bonne idée!
L'Homme avait prévu de nous emmener à Quiberon, une presqu'île exceptionnelle , un endroit magique, hors saison touristique cet endroit est splendide. Or doncques nous déjeûnames dans la seule crêperie ouverte du centre ville, Rebecca se barbouilla de chocolat, Sarah dansa dans la crêperie (la patronne leur offrit d'affreux bracelets en plastique rose sur lesquels étaient inscrits les mots "bombe atomic", je vous jure, écrit comme ça, quelle honte! Elles me tannent pour que je leur lise cette inscription mais je leur ai dit qu'elle la liraient quand elles sauraient lire et que le jour où elles la comprendraient ces bracelets vivront leur dernier quart d'heure).

Après quoi nous allâmes le long de la côte sauvage, courant, sautant, roulant, dans le vent et le sable, dés les premières minutes, Sarah, se croyant protégées par ses bottes, voulut tester les vaguelettes et se fit submerger jusqu'à mi-cuisse par l'eau glacée, et oui, la côte sauvage est dans l'Océan Atlantique, avec des gros rouleaux, c'est autre chose que la mer de la Manche de Papy et Mamie! Qu'à cela ne tienne, super maman lui promit de la vêtir chaudement à la fin de la promenade. Et nous avons pleinement profité de l'air du large, vivant de purs moments d'insouciance (excepté quand elles voulaient chahuter près de la chute de la falaise sans comprendre pourquoi la tenue de main devenait non négociable...). Avant de rentrer les filles voulurent jouer dans le sable. L'Homme dévêtit son corps de rêve sous mes yeux ébahis "non, il ne va pas le faire ce fou!" et alla se jeter dans une eau à moins de 14 degrés. Il s'illergea entièrement puis sortit en me criant "elle est trop froide!" Sans blague... Sans serviette de plage, super maman n'avait pas prévu cette situation, il courut pour se sécher! Nous rentrâmes enfin, forubus mais heureux, quoiqu'un peu nostalgique que DOliprane n'ait pas pu être présent.

Doliprane est mort il y a 5 jours, écrasé par une voiture pendant que l'Homme clôturait le jardin justement pour qu'il ne se fasse pas écraser. Ca fait deux chiens en 2008, nous sommes abattus par cet évènement, les enfants aussi.

Paroles:
Becky me demande une coiffure:"Maman tu me fais une queute?"
Moi: c'est quoi une queute?
Becky " bah une queute-cheval!"



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